La transparence

La porcelaine transpercée par le vide

1971

 Manufacture Roger Leclair Coupe ajourée

 

 

 

2005

 Atelier Créations Feeling’s Coquet
Centre de table jardin

 

 

 

Longtemps simple décorateur, Roger Leclair créé sa propre usine afin de montrer son savoir-faire. Pour le bicentenaire de la découverte de la porcelaine, il confie à son modeleur la réalisation de cette pièce magnifique à partir d’une coupe d’orfèvrerie. Pièce moulée puis ajourée au scalpel directement dans la pâte crue.
Séchoir : deshumidificateur de la pâte après façonnage.
À noter : Compte tenu de la finesse des parois, il est nécessaire de respecter un temps plus prolongé au séchoir afin d’éviter toute déformation de cuisson provoquée par une pâte encore humide.


À la finesse de la porcelaine de Limoges s’associe les manufactures, Pouyat, Giraud et aujourd’hui Feeling’s Coquet

1910

 Manufacture Jules Teissonnière
Cabaret ajouré

 

 

2004

 Atelier Créations Feeling’s Coquet
Vase Perle d’eau

 

 

 

La manufacture Giraud fut la dernière à cuire sa porcelaine au bois, symbole de qualité et de finesse. Cuisson au bois lente et progressive permettant d’obtenir une finesse exceptionnelle.
Cabaret : service à café.
À noter : Émail fin et translucide sur la pièce ancienne, émail fin « peau de pêche » matée sur la pièce actuelle.


« L’émail vêt d’une chair éblouissante les parois aussi immatérielles qu’une épure » Serge Gauthier

1880

 Manufacture Henri Ardant

 

 

 

2008

 Joo Hyun Park Bol, Service Origami

 

 

 

 

Ce cabaret attribué par madame le conservateur du Musée Adrien Dubouché à Henri Ardant n’a jamais été commercialisé, restant à l’état de simple projet. La finesse des parois dépend du temps de prise de la barbotine sur le plâtre des moules.
Coquille d’œuf : se dit d’une porcelaine aux parois aussi fines et fragiles que celle d’un œuf.
À noter : La volonté d’éditer des pièces épaisses est issue d’un phénomène industriel de rentabilité et d’un réflexe de consommation pour éviter la fragilité.


Evocation de la finesse et de la transparence

1886

 Manufacture Barraud –

Compotier ajouré, tressage de fins colombi

 

 

 

 

2007

 Atelier J. C. Prolongeau

 

 

 

 

 

Jean Charles Prolongeau oriente sa démarche artistique vers des productions particulièrement fines et légères, touchant aux limites de la matière. Des colombins de pâtes crues roulés à la main, étirés à la morette et réunis côte à côte en serrant la matière aux extrémités. Incorporation de glycérine dans la pâte pour la rendre plus malléable et retarder son durcissement.
Colombin : Rouleau en poudre de pâte.
À noter : Pièce actuelle : Pâte liquide appliquée à la seringue ou à la poire sur une forme en plâtre avec séchage par capillarité prolongée.

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