« Une des fonctions du décor : animer les objets » Martin Szekely

1994

 Manufacture Bernardaud – Créateur Olivier
Gagnère vase libera

 

 

 

2001

 Manufacture Bernardaud – Créateur Martin
Szekely – Vase diagram – tirage limité 100 ex.

 

 

 

 

Artiste d’origine hongroise, créateur de la chaise Pi, Martin Szekely découvre la porcelaine de Limoges grâce au CRAFT. La région Limousin à l’origine de la création du CRAFT dans le but de mettre en relation le monde artistique des designers et les manufactures liées à la porcelaine.
CRAFT : Centre de recherche des arts du feu et de la terre créé en 1993.
À noter : Il est à regretter que cette structure à temps plein, n’ai pu aboutir en Limousin sur l’édition commerciale de quelques projets sur 15 ans d’activités


« Jean Jacques Prolongeau mon unique élève »René Buthaud

1964

 Manufacture Théodore Haviland
Créateur René Buthaud – Émail Céladon

 

 

 

2005

 Manufacture Feeling’s Coquet
Vase Helium

 

 

 

 

En 1963, après un séjour à Limoges chez son ancien élève, devenu ami, Jean Jacques Prolongeau (directeur de l’Enad de Limoges), René Buthaud confie à Haviland l’édition de deux pièces à tirage limité un vase et une petite coupe. La promotion des céramistes R. Buthaud, en France et à l’étranger (expositions) était entièrement assurée par la galerie Rouard à Paris dégageant l’artiste de tout souci de commercialisation.
Émail Céladon : émail coloré vert amande teinté à l’oxyde de fer.
À noter : De 1928 à 1966 , le galeriste Géo Rouard avenue de l’opéra à Paris prit en charge la diffusion de nombreux artistes verriers et céramistes, pour leur plus grand succès.


Objet détourné, compagnon idéal du quotidien

1990

 Ancienne manufacture Royale
Création Andrée Putman et Bernar Venet

 

 

 

1993

  Manufacture Bernardaud – Créateur Olivier
Gagnière Ithaque et Irazu

 

 

 

 

La création culinaire française a, ces dernières décennies, fortement influencé le format du contenant. L’assiette dix pouces dite de présentation, est issue d’une demande des grands chefs de la nouvelle cuisine française.
Pouce : Mesure utilisée pour les tailles d’assiettes.
À noter : Limoges et surtout les manufactures Bernardaud et Jean Louis Coquet ont équipé les plus grands chefs étoilés du monde entier en leur créant le plus souvent une assiette spécifique à leur besoin.


Ligne épurée, accessoire du quotidien.

1934

  Manufacture Haviland
Créateur Jean Luce – Coquetier américain

 

 

 

2006

 Manufacture Bernardaud – Créateur Olivier
Gagnère Coquetier capri

 

 

 

 

Jean Luce créa ce service pour la compagnie générale transatlantique. Outre les Arts de la table, les designers Jean Luce et Olivier Gagnère réalisent des agencements de projets mobiliers dans leur intégralité.
Coquetier américain : Recto / verso double fonction oeuf coq ou oeuf brouillé.
À noter : Le Café Marly à Paris est un exemple de réalisation du designer O. Gagnère.

Réconcilier l’art et le quotidien

1925

 Manufacture Haviland
Pichet Aigle, E. Sandoz

 

 

      

 

2006

 Manufacture Bernardaud
Créatrice C. Heurtier – Broc Charlotte

 

 

 

 

Chaque année la fondation bernardaud, organise avec le comité Colbert, un concours « Espoirs de la création », la lauréate 2006 fut Charlotte Heurtier. Contre dépouille du moule nécessaire pour le démoulage des anses.
Comité Colbert : Comité de défense des industries artisanales du luxe français.
À noter : Ce broc est la réplique exacte en modèle réduit, d’un outil traditionnel du porcelainier, le broc en zinc pour verser la barbotine liquide


La marque Limoges, victime de son succès, copiée et contre-faite dans le monde par des productions indignes usant abusivement son label

1932

 Limoges Unique – Union des fabricants
Atelier Primavera

 

 

 

2006

 Manufacture Bernardaud – Création Olivier
Gaguière verseuse Shangaï

 

 

 

 

Face à la crise internationale de 1929, un projet de label est déposé par les députés français, pour établir une marque commune aux fabricants de Limoges, estampillé sous émail, pour que le client ait le droit de savoir ce qu’il achète. Anse en rotin amovible avec filtre métal amovible.
Label Limoges : Pour la protection de deux siècles de savoir-faire.
À noter : Il est regrettable face à la mondialisation que l’état français et surtout l’Europe n’ait pu dans les années 1990 aboutir au label Limoges, proposé par l’union des fabricants.


Point de rupture entre tradition et innovation, entre savoir-faire et nouvelles technologies

1920

 Manufacture Boisbertrand et Dorat

 

 

 

 

1995

 Manufacture Bernardaud – Création Olivier
Gagnère galerie Royale

 

 

 

 

La manufacture Bernardaud confie au designer Olivier Gagnière la mise au point d’une ligne de table qui reçoit un vif succès auprès du public. Pièce ancienne entièrement réalisée à la main, pièce actuelle, couleur en chromolithographie.
Pinhole : Défaut de cuisson avec picotement de l’émail appelé aussi « peau d’orange ».
À noter : Similitude de création à 80 années d’intervalles. La qualité exceptionnelle de blanc et de décor des productions actuelles de Bernardaud. La petite manufacture Boisbertrand et Dorat manque de maitrise, grippage des couleurs…


Échange entre matériel et immatériel

1989

 Manufacture Raynaud
Création C. Couty – Service Physalis

 

 

 

2004

 Manufacture Bernardaud
Naxos, O. Gagnère

 

 

 

 

L’École National des Arts Décoratifs de Limoges a toujours entretenu des relations étroites avec les manufactures locales. Christian Couty enseigne aujourd’hui l’Art céramique à l’ENSA. Anses en verre collées après cuisson.
Garnissage : collage des garnitures (anses, becs et fretels) à la barbotine.
À noter : Le garnissage des pièces de forme avec des matériaux différents, verre, bois, métal… ont toujours été un mariage heureux avec la porcelaine de Limoges.

La Limousine et la porcelaine symboles de notre région

1898

 Manufacture Raymond Laporte
Modèle sculpteur Léon Bureau

 

 

    

 

2002

 Manufacture Haviland – Rhinoceros
Création Jean Boggio

 

 

 

 

C’est à la demande de la race Limousine qu’en 1898 sont exécutés d’après les modèles du sculpteur Léon Bureau (1866-1906) trois biscuits animaliers, la vache, le taureau et la vache allaitant son veau. Biscuit permettant de conserver la qualité du relief du modèle original du sculpteur.
Biscuit : Porcelaine non émaillée.
À noter : La qualité du moule dans les premiers tirages permet de conserver les détails du sculpteur. Sur la vache Limousine les « bouses de vache » collées sur les cuisses et les flancs sont très apparentes témoignant d’un tout premier tirage.


Le bestiaire thème de prédilection de Limoges

1970

 Manufacture Haviland – Modèle du sculpteur
Maurice Legendre – tirage 100 exemplaires

 

 

 

2004

Manufacture « La fabrique » – St Junien
Z’animo – Création Luc Lauras 

 

 

 

 

Maurice Legendre obtint en 1954 le prix Blumenthal de sculpture. Il édita chez Haviland trois pièces : Le bouc et le taureau à 100 exemplaires et le poisson à 50 exemplaires. Chaque pièce importante et creuse doit être percée pour une meilleure circulation et évacuation de la chaleur à la cuisson évitant les coups de feu.
Coup de feu : Fente de cuisson.
À noter : Avant d’obtenir la sortie parfaite d’une pièce volumineuse en porcelaine nombre de pièces doivent être écartées et rebutées.


Une matière qui restitue le mouvement

1899

 Manufacture GDA
Sculpture Paul Jouve – Lionne et ours

 

 

 

2002

 Manufacture Haviland
Sculpteur Guyot – Lionne et ours

 

 

 

 

Le sculpteur animalier Paul Jouve créa pour le célébre éditeur parisien S. Bing une série d’animaux, en confiant la fabrication aux porcelaines GDA. En 1903 S. Bing malade céda sa galerie à Louis Majorelle. La tête de Lion a été travaillée manuellement au tournazin par l’artiste directement dans la pâte crue, ce qui en fait une pièce unique.
Tournazin : Outil du modeleur.
À noter : Les manufactures Tharaud, GDA, Haviland, Bernardaud, Serpault, Ardant… une tradition de bestiaires. Aujourd’hui rares sont les fabrications de telles pièces peu rentables à produire.


Un défi technique

1867

 Manufacture Henri Ardant
Sculpteur Comolera

 

 

 

2004

 Manufacture Raynaud A. Merlet

 

 

 

 

 

Henri Ardant, ami intime d’Adrien Dubouché, contribua au développement du Musée de Limoges par la production et la donation de pièces exceptionnelles. Support de cuisson nécessaire pour éviter tout gauchissement de la pièce.
Gauchissement : Légère déformation à la cuisson.
À noter : La finesse des membres inférieurs de l’animal est un réel défi technique. Il faut éviter leurs gauchissements sous le poids du corps de l’animal lors de la cuisson à 1400°

« L’apocalypse, Hitler, Hiroshima… et le soleil devint noir comme un sac de crin » Jean Lurçat, Académicien, homme de paix

1960

 Manufacture Haviland : Jean Lurçat 1966, Jean Cocteau 1961, Picard Ledoux 1968…

 

  

 

 

1993

 Manufacture Haviland & Parlon
Les Roses de Tuscia par Nall

 

 

 

 

Dans les années 1950, Aubusson est redevenue la capitale incontestée de la tapisserie. certains artistes grâce à M. A. baron, directeur de la manufacture Haviland, s’intéresseront à la porcelaine de Limoges. La décoration n’utilise souvent que le trait noir sur un blanc éclatant donnant sa pleine saveur à cette couleur fondamentale.
Chromolithographie monochrome : Décor au trait.
À noter : M. et Mme Lachaniette en étroite collaboration avec la maison Haviland et le centre artistique de Rochechouart assuraient en exclusivité la distribution de ces éditions d’artistes.


« La céramique d’artiste apparut avec l’adoption sans réserve du Japonisme » Antoinette Fay-Hallé – Conservateur du musée de Sèvres

1925

 Manufacture Haviland
Jean Dufy – P. Brayer

 

 

 

 

2001

  Manufacture Haviland
Vase créé en 1934 par J. Dufy

 

 

 

 

 

Le centre artistique et littéraire de Rochechouart, aujourd’hui musée d’art contemporain sous la direction de Mr Raymond Leclerc, contribua à la création de nombreux tirages de porcelaines d’artistes. Décor peint à la main d’après une aquarelle de Yves Broyer par le chef d’atelier de chez Haviland, F. Barret.
Tirage d’artiste : Pièces numérotées sous contrôle de l’artiste.
À noter : Une série de trois assiettes des chevaux en Camargue est édité en exclusivité pour la maison Lachaniette dans le cadre de l’exposition organisée par le centre artistique et littéraire de Rochechouart.


“La peinture, la couleur, ne sont-elles pas inspirées par l’amour » Marc Chagall

1968

 Dali- Manufacture Raynaud
Galerie Furstenberg Paris 1967

 

 

 

2003

 Manufacture Bernardaud
Marc Chagall « pour Ida »

 

 

 

 

L’idée vient à Chagall de décorer la vaisselle destinée aux noces de sa fille Ida. Bernardaud réédite ce service de soixante neuf pièces créé dans un atelier de céramique à Vallauris en 1952. Dessin en chromolithographie en trait rehaussé à la main.
Rehausser : Epaissir au pinceau un trait de couleur préalablement posé.
À noter : Chaque dessin créé par l’artiste a été rehaussé au pinceau par la main experte d’un décorateur des ateliers Bernardaud.


L’influence des galeries, des magasins et éditeurs fut primordiale dans la création céramique

1978

 Manufacture J.L. Coquet
Édition Acturial, Sonia Delaunay

 

 

 

2008

 Manufacture R. Haviland & Parlon
J.C. de Castelbajac

 

 

 

 

L’éditeur parisien Marin édita dans les années 40 un décor de Kees Van Donguen produit par la manufacture Bernardaud. Tirage réalisé d’après les aquarelles originales de l’artiste.
Éditions d’Art : éditeur ayant acquis les droits de reproduction d’un artiste avant ou après sa mort.
À noter : L’attachement du créateur limousin J.-C. De Castelbajac pour la porcelaine de Limoges.

Les années 1920, 1960-70, et 2000 des cycles de créations réguliers, reflet d’une société en quête de simplicité, d’apaisement

1925

 Manufacture Touze, Lemaitre et Blancher

 

 

    

 

 

2005

 Manufacture Bernardaud – Rréation Olivier
Gaguière Moka Irazu – lampedusa noir

 

 

 

 

La tasse à chocolat au XVIII° siècle avec l’usage du cacao, la demie tasse mixte dans le milieu du XX° et aujourd’hui l’utilisation de petite tasse à moka, révèlent l’adaptation des formes aux évolutions de la consommation.
Demie tasse : taille intermédiaire entre café et thé, d’un format très évasé.
À noter : Aujourd’hui la machine à expresso nous oriente vers un petit format : la moka.


Un dépouillement subtile des lignes et un blanc pur

1935

 Manufacture Haviland
Décor platine mat de J. Luce

 

 

 

2005

 Manufacture Bernardaud
Modèle vintage

 

 

 

 

L’évolution cyclique de notre société, nous ramène régulièrement vers plus de simplicité, l’art nouveau pesant laisse la place à l’art décoratif plus dépouillé. Forme coupe sans aile.
Aile : Partie de l’assiette entre le marli et le bord.
À noter : Simplicité et dépouillement d’un décor sobre laissant de l’espace pour la présentation des aliments.


Un blanc pur habillé d’un cerclage de métal précieux

1930

 Manufacture Balleroy

 

 

 

1987

 Manufacture J.L. Coquet
Prélude platine

 

 

 

La manufacture Jean-Louis Coquet fondée en 1963 et reprise en 2004 par le céramiste C. Lepage. Pièce ancienne : platine brillant, pièce moderne : platine mat.
Platine : lustre métallique de couleur grise brillante ou mate sous forme de chlorure, remplaçant l’argent pour ces qualités inoxydables.
À noter : Le platine mat est beaucoup plus titré en métal (25%) que le platine brillant (2 à 3%).


Un filet argent soulignant la forme

1968

 Manufacture Raynaud
Service 3T – Création Roger Tallon

 

 

2009

 Manufacture Bernardaud
Tasse Anno – S. Dubuisson

 

 

 

Service trois T de Roger Talon réalisé en porcelaine de Limoges avec Raynaud, en orfèvrerie avec Ravinet d’Enfer et en cristal avec Daum. Avec cette forme simple empilable, Roger Talon souhaite une utilisation quotidienne.
Platine brillant : lustre à faible teneur métallique.
À noter : trois designers des années 70 ont remporté un réel succès : Raymond Loewy chez Bernardaud, Roger Talon chez Raynaud et Marc Held chez Coquet.

La fragmentation systématique de l’espace apportait à l’artiste européen une nouvelle manière d’aborder la perspective

1878

 Manufacture Jean Pouyat
Service torse

 

  

 

 

1998

 Manufacture Raynaud
Décor histoire naturelle

 

 

 

 

On voit ici l’influence du japonisme sur la grande fabrique Jean Pouyat, une nouvelle façon de décorer ses pièces en décentrant les motifs. Décor de motifs végétaux « jetés » dans le bassin de l’assiette
Le jeté : décors végétaux posés au gré du décorateur pour habiller le volume de la pièce. Le plus souvent ils permettaient de masquer certains défauts de la matière.
À noter : La disposition des motifs floraux jetés sans ordre au hasard de la nature, libre dans l’assiette sans coupure d’horizon.


Une composition audacieuse où cohabitent harmonieusement Impressionnisme, Japonisme, Romantisme et Naturalisme

1882

 Manufacture Haviland et Cie
Édouard Dammouse

 

 

 

1981

 Manufacture Haviland
Décor Dammouse

 

 

 

 

En découvrant ces deux exemplaires, monsieur André Lachaniette, détermine grâce à l’estampille la date et l’origine, mais c’est surtout la composition du sujet, l’intensité des couleurs impressionnistes qui le pousse à chercher dans les archives d’Haviland. Une aquarelle portant la signature d’Edouard Dammouse répond définitivement à ses présomptions. Chromolithographie au trait sépia, enluminé à la main en couleur et rehaussé d’or.
Enluminage : Remplissage des couleurs en suivant les pourtours du décor posé au trait en chromolithographie.
À noter : Conscient de détenir un décor à succès, Mr André Lachaniette, confia la réédition en exclusivité pour cinq ans au groupement Art et Maison dans une interprétation en pâte céladon


La rencontre avec l’art d’extrême orient définit une nouvelle attitude des décors réalistes

1883

 Manufacture Haviland et Cie
Fleurs parisiennes

 

 

 

2007

 Manufacture Bernardaud
Arbre d’orient

 

 

 

 

Décor par Girardin sur la forme ivoire d’Albert Dammouse. Rehaussage au blanc fixe.
Blanc fixe : pâte blanche posée au pinceau pour apporter du relief au décor.
À noter : Les reliefs « nid d’abeille » sont nappés d’un émail ivoire.


Le réalisme jusqu’alors naturaliste devient symbolique

1879

 Manufacture Haviland & Cie
Tasse Bambou

 

 

 

2008

 Manufacture Bernardaud
Création Hervé Van der Straeten

 

 

 

 

Service réalisé pour le président des Etats-Unis Hayes d’après une aquarelle du peintre américain Théodore Davies. Cette commande comptait plus de milles pièces de décors et de formes différentes. Couleur de fond ivoire, en brianchon imitant le bambou séché.
Brianchon : Teinte légèrement ivoire, obtenue avec un lustre coloré.
À noter : L’aspect végétal japonisant des décors n’a cessé depuis plus d’un siècle d’être interprété et réinterprété.

La chocolatière permet encore aujourd’hui de déguster un chocolat chaud mousseux et onctueux.

1778

 Manufacture du Comte d’Artois – Limoges
Chocolatière

 

 

 

1995

 Ancienne manufacture Royale
Décor Louis XV Chocolatière

 

 

 

 

En 1771, les frères Grellet, Massie et Fournerat fabriquent les premières porcelaines de Limoges. Mise sous protection du Comte d’Artois, puis vendue au Roi en 1784, la fabrique prendra le nom de Manufacture Royale. Rare décor de Lambrequins d’un service mêlant nouvelles et anciennes formes.
Lambrequins : Motifs d’ornementation à l’imitation des coupures d’étoffe.
À noter : aujourd’hui seulement deux manufactures produisent des chocolatières à Limoges, l’Ancienne Manufacture Royale et La Seynie.


L’Empire aux décors riches et somptueux, travailler dans les moindres détails

1842

 Manufacture Denuelle
Fabrique de La Seynie à Saint-Yrieix

 

 

 

2002

 Ancienne manufacture Royale
Service des pêches

 

 

 

 

Pendant plus d’un demi siècle, la fabrique de la Seynie peu rentable fut exploitée par des ateliers de décorateurs Parisiens célèbres : Honoré, Degoty, Denuelle… Le blanc étant fabriqué à St Yrieix, le décor était exécuté dans les ateliers parisiens.
Porcelaine de Paris : Porcelaine de pâte dure en général décorée à Paris bien que n’y étant pas toujours fabriquée.
À noter : La réédition actuelle en série de six assiettes différentes sont les reproductions des seuls exemplaires fabriqués par Sèvres en 1840, conservés dans les musées nationaux


Des petits semis de feuilles, de tiges et de fleurs délicatement déposés

1784

 Manufacture du Comte d’Artois
Écuelle, décor « à la brindille »

 

 

 

2008

 Edition Lachaniette
Coquille, décor « à la brindille »

 

 

 

 

Sèvres conseilla fortement à Limoges de produire ce type de décor dans le goût du vieux tournai. Limoges y apporta peu d’intérêt, rares sont les pièces connues. Décor fait main, en bleu de four,rapidement exécutable.
Semis à la brindille : Alternance de tiges et de feuillages en bleu à la façon du vieux tournai comme jeté dans le bassin de l’assiette.
À noter : Sur l’écuelle ancienne un morceau de pâte s’est détaché du bord pour se fixer dans le bassin pour être malgré tout masqué par le décors


Réédition à l’identique de pièces exceptionnelles

1775

 Manufacture de la Seynie St Yrieix
Pot à lait

 

 

 

2000

 Ancienne Manufacture Royale
Laiterie de Rambouillet, jatte

 

 

 

 

En 1789, Baignol quitte la manufacture Royale pour s’installer à son compte dans la manufacture de la Seynie à Saint Yrieix la perche (lieu de découverte du kaolin). Décor de « bouquets détachés » dit « au naturel » de fleurs fraichement cueillies, le plus souvent cerné d’une dent de loup.
Dent de loup : motif décoratif fait d’une bande de demi-cercles festonnés dans leurs parties inférieures.
À noter : Édité avec la collaboration de la R.M.N. (Réunion des Musées Nationaux), l’Ancienne Manufacture Royale exécute ces pièces à l’identique des modèles conservés dans nos musées.

Limoges perpétue une tradition

1850

 Faïence de Creil et Montereau
Décor au fraise

 

 

 

1981

 Manufacture Raynaud
Décor George Sand

 

 

 

 

Service George Sand réédité en 1981 par la manufacture Raynaud. Copie d’une faïence de Creil et Montereau qu’utilisait la célèbre écrivain. Température de cuisson de la faïence fine autour de 800°, de la porcelaine de Limoges autour de 1400°.
Faïence fine : terre à grain fin et poreux recouvert d’un engobe laiteux se rapprochant de la porcelaine tendre.
À noter : L’usure de la matière et du décor sur la faïence fine.


Deux matières différentes aux charmes particuliers

1752

 Faïence de Marseille
Décor veuve Perrin au chinois

 

 

 

1954

 Manufacture Raynaud
Décor SI KIANG

 

 

 

 

Le site de la fabrique de St Brice créé en 1820 par Mr et Madame Berger, qui fut ensuite tenu par Michelaud et Jammet-Seignolles, est aujourd’hui sous la direction talentueuse de Mr Daniel Betoulle. Le groupe Ercuis orfèvrerie et leur propriétaire Mr Guy Rougier sont actionnaires principaux des porcelaines Raynaud, Jammet Seignolles, Robert Haviland et C. Parlon et de la fabrique à St Junien.
Veuve Perrin : Célèbre manufacture de faïence de Marseille 1748-1793.
À noter : Depuis 1996, les porcelaines Raynaud décorent sur le blanc produit à la manufacture de la fabrique à St Junien, principal fournisseur de Hermès art de la table.


Perpétuer des décors historiques

1860

 Faïence de Creil et Montereau
Décor Japon

 

 

 

1985

 Manufacture Robert Haviland et C. Parlon
Jardin de Monet – Japonais

 

 

 

 

Claude Monet recevait à Giverny avec ce service de Creil et Montereau. Réédition grâce à la fondation Claude Monet par la manufacture Robert Haviland et C. Parlon. Décor posé par transfert sur papier.
Tressaillage : Fendillement de la couverte, dû à une dilatation différente de celle de la pâte, ou à une température de cuisson trop faible.
À noter : Il est fréquent sur la faïence fine de Creil et Montereau de trouver un tressaillage de l’émail.


L’histoire à travers la porcelaine

1758

 Manufacture de Sèvres
Décor Catherine II de Russie

 

 

 

2002

 Ancienne Manufacture Royale
Tasse Catherine II de Russie

 

 

 

 

En 1752, Hellot, chimiste à la manufacture de Vincennes, met au point un bleu azur dit « bleu céleste ». Couleur de petit feu cependant cuite à une température supérieure à celle nécessaire pour les autres décors.
Bleu céleste : Bleu couleur du ciel appelé sans raison turquoise.
À noter : Le travail du chimiste pour la mise au point des teintes applicables sur céramique est aujourd’hui résolu en amont par le chromiste

Les reliefs or et perle d’émail d’André Larthe, Paul Pastaud et Francis Paulhat…

1890

Décor attribué à Léon Sazerat
Coquille d’oeuf

 

 

2009

Atelier Michelet

 

 

 

 

En plus de ses qualités de décorateur, Paul Pastaud développa un réel talent dans la communication de sa marque (galerie, catalogue luxueux et cadenassé et panneaux routier au gendarme). La pause des perles d’émail nécessite une cuisson particulière dans l’évolution des variations de températures.
La banquette : table du peintre décorateur, lui servant à appuyer son coude.
À noter : Le relief pâte d’or est beaucoup plus précis à l’or pur poudré que simplement recouvert au pinceau.


Les maîtres du décor main, les roses d’Alfred Broussillon, les fleurs des champs de Jean Cachier, les scènes d’André Beyrand…

1885

Alfred Broussillon Les roses

 

 

 

2008

Atelier G. Vieille

 

 

 

 

Les roses deviennent à la fin du XIX° siècle grâce à ses chambrelans, les roses de Limoges. Les roses en cinq mouvement circulaires rapidement exécutées aux pinceau « pied de biche », retouchées aux grains de blé et fondu au putois.
Grains de blé : pinceau à décor très fin pour les détails.
À noter : La liaison fondue des couleurs.


Le bestiaire et les paysages de grand feu de René Barlaud, de Roch Popelier et d’Andrée Taris…

1925

Manufacture Tharaud
E. Barlaud

 

 

1987

Roch Popelier

 

 

 

 

Roch Popelier, artiste indépendant, créa de nombreux décors à succès pour les manufactures Boyer, Haviland, Robert Haviland et C. Parlon… Les couleurs de grand feu se fondent et se mélangent sous l’émail à une cuisson de 1400°.
Décors à l’éponge : tamponnage de la couleur.
À noter : En grand feu, chaque pièce est unique, ne pouvant se reproduire à l’identique.


Les maîtres de l’incrustation, Gérard Vigneron, Théophile Lazeyras et Félix Dartigeas

1911

 M.G. Vigneron – Incrustation à la main
au bitume de judée

 

 

2009

Atelier Michelet

 

 

 

 

L’atelier Michelet situé en face de l’usine Bernardaud à longtemps sous-traité l’incrustation pour la grande manufacture de Limoges. Les motifs en relief et réserve de décor sont d’abord peints à la main, directement au bitume de Judée, pour être ensuite gravés à l’acide.
Chambrelan : décorateur en chambre.
À noter : aujourd’hui rares sont les manufactures qui sous-traitent leurs incrustations.

Limoges, souvenirs d’enfance

1970

Manufacture Haviland
Pièce de jeu d’échec – J.J. Prolongeau

 

 

2006

Manufacture Bernardaud
Figurines

 

 

 

A partir de 1971 le céramiste J. J. Prolongeau créa chaque année chez Haviland pour les américains un sujet de Noël différent. Compte tenu des volumes à produire, les sujets de noël étaient entièrement émaillés mécaniquement, trempés dans un bain d’émail, puis cuits en suspension à l’envers.
Support de cuisson : Support réfractaire soutenant la pièce émaillée pour qu’elle n’adhère pas aux plaques d’enfournement.
À noter : Émaillées de chaque coté ces pièces ne pouvaient cuire qu’en suspension sans supports de cuissons


Une transparence pour transmettre une lumière douce

1919

Manufacture Jean Boyer
Veilleuse

 

 

2000

Manufacture Raynaud
Lampe oursin

 

 

 

Jean Boyer fut en 1919 à l’origine d’une longue dynastie de porcelainier, avec son fils Georges, son petit fils Gérard puis son arrière petit fils Eric Boyer, il acheta en 1988 l’usine Haviland pour l’industriel Decoster. Non émaillage des reliefs pour une meilleur translucidité des parois.
Tout venant : production quantitative livrée sans tri préalable.
À noter : La manufacture Boyer et Dominique Decoster en achetant le nom Haviland, supprima la marque Boyer beaucoup moins reconnu sur le marché mondial


Limoges aux senteurs subtiles et envoutantes

1926

Manufacture Camille Tharaud
Le Pierrot – Lampe Berger

 

 

2000

Manufacture Raynaud
Lampe oursin

 

 

 

Les Lampes Berger ont très souvent fait appel à la créativité de Limoges. Cuite à 1400° la porcelaine de Limoges résiste à la chaleur.
CNEPL : Comité National d’Expansion de la Porcelaine de Limoges (vice-président : Thierry Lachaniette)
À noter : Biennale de la porcelaine de Limoges organisée par le CNEPL à l’Hôtel de Ville, avec l’aide de la Ville de Limoges et de l’État.


La porcelaine de Limoges rythme notre vie

1930

Manufacture Porcelaine Limousine
Canard Gédéon, B. Rabier

 

 

2005

Manufacture Raynaud
R. Hyppolite

 

 

 

Le célèbre illustrateur Benjamin Rabier créa aussi une salière en 1930 pour la société de sel de mer La Baleine. Le décor « Gédéon » est enluminé.
Enluminage : les traits des motifs posés en chromolithographie sont remplis au pinceau en couleur.
À noter : à la main ou en chromolithographie, la couleur au nuances irrégulières donne une touche enfantine.